• L’ampoule à basse consommation fluocompacte

    L’ampoule à basse consommation



    Pour pallier ce gaspillage d’énergie, l’utilisation de la lampe fluorescente compacte (LFC) - appelée plus communément "fluocompacte", "basse consommation" ou encore "à économie d’énergie" - est devenue une alternative en termes d’économie d’énergie. Inventée après la crise pétrolière des années 70, cette ampoule a connu un démarrage un peu lent au début des années 80. Les ventes commencent aujourd’hui à décoller : 20 millions d’unités ont été vendues en 2006 contre 12 millions en 2003 !






    Le fonctionnement


    La lampe fluocompacte est issue du tube fluorescent appelé plus familièrement "néon". Long d’environ 1,20 mètre et peu esthétique, il est principalement utilisé dans les milieux professionnels : bureaux, écoles, ateliers, magasins, entrepôts… Pour une utilisation domestique, les fabricants l’ont transformé : replié, torsadé, miniaturisé et affiné. Bref, le tube est devenu plus compact. L’ampoule fluocompacte est équipée à sa base d’un culot renfermant des composants électroniques (ballast) qui assurent un éclairage continu.

    Les avantages


    En termes d’économie d’énergie

    Elles sont moins énergivores : "4 fois moins qu’une ampoule à incandescence pour une puissance lumineuse identique" selon certains fabricants. Pour obtenir la même luminosité qu’une ampoule à incandescence de 100 watts, il suffit d’une ampoule fluocompacte de 25 watts, soit une puissance quatre fois moindre. Or l’énergie consommée est proportionnelle à la puissance.

    Leur durée de vie est plus importante : 4 000 à 6 000 heures, une moyenne qui varie selon le nombre d’allumages, et d’extinctions, de l’ampoule. Avec une utilisation raisonnée et une ampoule de très bonne qualité, la durée de vie peut atteindre 8 000 heures, contre 1 000 heures pour une ampoule classique de bonne qualité. Une ampoule fluocompacte peut donc durer 3 à 5 ans, soit 5 fois plus longtemps qu’une ampoule ordinaire.


    Les inconvénients


    En termes d’usage

    A la différence des ampoules classiques, les ampoules à basse consommation n’atteignent pas à l’allumage leur intensité lumineuse optimale : deux secondes seront nécessaires pour atteindre 40 % de leur intensité et deux minutes pour 80 %. Leur utilisation est donc contraignante pour de courtes durées (exemples : toilettes, escaliers, couloirs, placards, dressing…). D’énormes progrès ont été accomplis, mais les fabricants travaillent encore pour améliorer le temps de réactivité de l’allumage d’une ampoule à basse consommation.

    Le choix d’une ampoule basse consommation reste encore très difficile : il n’y a aucun label de qualité et l’information sur les performances reste très limitée. Mais une labellisation devrait voir le jour très prochainement en raison de l’annonce, en 2007, de la disparition totale du marché de l’ampoule à incandescence.

    Le prix d’une ampoule basse consommation est a priori peu attractif, car cinq à dix fois plus élevé que pour une ampoule ordinaire : entre 3 et 15 €.


    En termes d’environnement

    La présence de mercure dans les ampoules fluocompactes impose une attention toute particulière lors de leur élimination. En fin de vie, ces ampoules sont classées "déchets dangereux".

    DEEE : déchets d’équipements électriques et électroniques.

    Cette particularité oblige les consommateurs à rapporter les ampoules à leur point de vente ou à un revendeur (ou une déchetterie) qui, depuis août 2005, ont l’obligation de les reprendre gratuitement (décret sur les déchets d’équipement électriques et électroniques ou DEEE) pour une élimination respectueuse de l’environnement.


    La casse de ce type d’ampoule oblige à un nettoyage efficace et une bonne aération. Il est aussi conseillé de se protéger les mains pour le ramassage des débris de verre, notamment pour éviter que le mercure ne pénètre dans le sang.

    Polémique autour des fluocompactes


    Fin de l’été 2007 : le Criirem1 émet l’hypothèse de la dangerosité des fluocompactes qui généraient des ondes électromagnétiques pendant l’allumage, à cause des composants électroniques contenus dans le culot. C’est le résultat final des scientifiques qui ont menés en Espagne un banc d’essai sur les ampoules fluocompactes. Il semblerait que les rayonnements dépasseraient les valeurs recommandées par le Conseil de l’Europe (1999/519/CE) pour éviter les effets thermiques de ce type de fréquences électromagnétiques (maximum de 1 volt par mètre) et la directive relative à la comptabilité électromagnétique des équipements électroniques et électriques (2004/108/CE). Les risques encourus sont "susceptibles de gravement perturber les biens et les personnes" et notamment celles équipées de prothèses médicales ou d’implants (implants auditifs, pompes à insuline, pacemaker, etc.). En attendant, le Ciirem déconseille l’utilisation des ampoules fluocompactes sur les lampes de bureau ou de chevet et de respecter une distance de sécurité d’au moins un mètre. En outre, la possibilité d’installer un "blindage au culot des ampoules" atténuerait de manière importante les émissions radioélectriques. Affaire à suivre…


    Cet article a été publié dans le sujet du forum : L’ampoule à basse consommation fluocompacte Démarré par administrateur Voir le message d'origine